Jeudi 10 février 2011 4 10 /02 /Fév /2011 15:18

    

 

Ce blog vise à tracer quelques lignes de l'histoire d'une branche de la famille Bonnor. C'est une sorte de palimpseste moderne de notre mémoire familiale.

 

Selon les estimations apportées par plusieurs sites internet, le nom de famille Bonnor serait porté par une centaine de personnes en France, il est donc plutôt rare. Au Royaume-Uni et dans ses anciennes colonies (Canada, Australie) il est un peu plus courant. Devons-nous en conclure que le berceau familial est en Grande- Bretagne ? L'histoire des familles est riche en racontars : aux dires de mon arrière grand-père, nos ancêtres étaient écossais, ou peut-être irlandais. Et pourquoi pas gallois ? Pour en savoir plus, j''ai pris contact, en 1995, avec Jack Bonnor. Cet Anglais féru de généalogie s'amusait alors à remonter le temps, en quête de son plus ancien ancêtre. Selon lui, la famille Bonnor prenait souche dans le Herefordshire, un ancien comté anglais voisin du pays de Galles. C'est en tout cas à cet endroit que trépassa en 1638 Georges Bonnor, gouverneur du Penyard Castle, sis à Ross-on-Wye. 

 

L'étymologie du mot Bonnor peut étayer la thèse d'une origine britannique ; d'aucuns avancent que Bonnor serait la forme anglaise du nom gallois, Ab Ynyr (à prononcer Abeunneur) c'est-à-dire « fils d'Honorius » ou « fils d'Honoré ». Mais Bonnor pourrait tout aussi bien dériver du vieux mot français « bonnaire », qui a donné débonnaire, c'est-à-dire « de bonne souche, noble ». Le mot aurait ensuite été adopté en anglais sous la forme boner ou bonour, une forme qui se retrouve en Écosse et en Angleterre. Ainsi un Thomas Boner apparaît-il comme témoin dans une charte à Aberdeen en 1281.

  

Mais revenons aux branches françaises de la famille Bonnor, et plus particulièrement à la mienne car c'est elle qui fait l'objet de ce blog. L'intérêt de cette branche de la famille repose sur la profession qu'exerçait chacun de ses membres : tous étaient des as du métal, des techniciens hors pairs. Notre plus lointain ancêtre était maréchal-ferrant. Ses descendants travaillaient dans les hauts-fourneaux bourguignons, champenois ou bretons. Leur histoire, c'est celle de la famille Maheu du roman Germinal d'Émile Zola. Dans les forges, comme dans les mines, hommes, femmes et enfants se relayaient pour des journées de travail interminables. La tâche était rude et les cadences infernales. En cela, l'histoire de la famille Bonnor est intimement liée aux Révolutions industrielles que connaît la France au XIXe siècle. Les Bonnor étaient des ouvriers spécialisés, ils offraient leurs compétences aux forges qui fleurissaient alors un peu partout en France. Les maîtres de forges possédaient plusieurs établissements, les ouvriers en mutation étaient logés dans les greniers des établissements, le travail était dur mais bien payé. Les ouvrier bougeaient sans cesse, un véritable casse-tête pour les généalogistes.

 

La tâche s'avère donc difficile au moment de dérouler l'écheveau de la mémoire. Le travail en archive est long et fastidieux. Pendant plusieurs années, il a été mené généreusement par Georges Briotet. Je voudrais l'en remercier. Besogneux, Georges Briotet a su faire parler les textes les plus anciens et voici ce qu'ils nous racontent :

 

penyard castle4

   Les ruines du château de Penyard

Par sagadesbonnor
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